Apprentis d'Auteuil

Daniel Brottier

Lycées agricole et hôtelier, internat, pôle d'insertion et MECS

Le pied à l’étrier

Le lycée agricole Daniel Brottier (Bouaye) propose une formation élevage équin – valorisation du cheval. Zoom sur une filière qui attire des jeunes gens passionnés.

écuries brottierCet après-midi, Joanna, Charline, Mélina, Jérémy et leurs camarades de première année de CAPA sont rassemblés dans la sellerie pour écouter les consignes de Stéphane Burgaud, leur professeur technique de pratique équestre. « Vous allez sortir les poulains Harley et Galion. Ensuite, vous irez chercher les chevaux sur les paddocks. Vous avez tous vos cottes, vos chaussures de sécurité et vos gants ? Joanna tu vas prendre Stewball. Qui prend Ulysse, qui prend Blanchette ? » Les élèves s’attribuent les chevaux, parlementent : « Monsieur, pour Ulysse, il vaut mieux être deux … »

 

Outre un CAPA horticulture entretien des espaces, une 4ème, une 3ème et un DIMA (dispositif d’initiation aux métiers de l’alternance), le lycée agricole Daniel Brottier propose à Bouaye  ce CAPA élevage équin, valorisation du cheval préparé en deux ans. « Il attire chez nous des jeunes passionnés. Cette formation a également pour certains une vertu réparatrice, en raison des soucis scolaires et/ou familiaux qu’il traversent, précise Bruno Pivotti, le directeur. Elle leur remet le pied à l’étrier – sans mauvais jeu de mots- et ils peuvent ainsi rebondir sur un projet personnel. »

 

lpa brottierOutre les cours théoriques et les 14 semaines de stage en entreprise réparties sur deux ans, l’enseignement comprend des cours pratiques sur le soin l’entretien et l’élevage, la nouveauté de cette année. Un attrait supplémentaire pour les jeunes qui peuvent suivre les étapes de la reproduction par insémination, l’arrivée des poulains, leur éducation, jusqu’à  leur mise en vente.

« Les élèves passent plus de temps à côté que sur un cheval, précise Bruno Pivotti. Cependant, nous leur proposons des cours d’équitation, ce qui renforce leur motivation. »

De retour des paddocks avec leurs chevaux, les jeunes se dirigent vers les écuries. Charline, 15 ans, explique : « Comme tout le monde ici, j’adore les chevaux et ce que je fais, car on s’en occupe tout le temps. » Jérémy 16 ans, enchaîne : « Je suis passionné par le monde animal, et je voudrais travailler dans ce secteur. Peut-être comme soigneur animalier dans les zoos. »

Une fois leur CAPA obtenu, les jeunes cherchent un travail – le plus souvent de palfrenier soigneur – ou se réorientent. 40 % d’entre eux poursuivent par un bac professionnel, ce qui leur permet de devenir moniteur en centre équestre, par exemple. « Notre projet, résume Stéphane Burgaud, c’est de faire grandir chacun en confiance, grâce au cheval, qui est un formidable élément médiateur. »

 

 

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